Traumatisme et attachement : pourquoi le contexte change tout
- helloldagency
- 7 janv.
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En psychothérapie, le traitement d’un traumatisme ne peut être dissocié du contexte affectif dans lequel il s’est inscrit. Trois cas illustrent comment une même agression sexuelle peut avoir des impacts psychiques très différents selon le type d’attachement formé dans l’enfance et pourquoi cela oriente l’approche thérapeutique.
Trois patients, trois histoires, trois plans de traitement :
Manon – Agression sexuelle unique par un adulte extérieur (concierge) à l’adolescence. Attachement sécure, environnement parental soutenant. Aujourd’hui fondamentalement stable, elle présente des réminiscences persistantes. Une désensibilisation EMDR est indiquée et sera efficace.
Jérôme – Agressions sexuelles répétées entre 7 et 9 ans par un baby-sitter. Attachement évitant : parents distants et peu accordés. Le traumatisme s’inscrit dans un contexte de honte et de non-expression émotionnelle. Le traitement débute par la réparation des blessures d’attachement, condition préalable au travail sur les souvenirs traumatiques. Le DNMS sera nécessaire avant de pouvoir désensibiliser les souvenirs traumatiques.
Sonia – Inceste paternel dès l’âge de 6 ans. Attachement désorganisé : mère instable et enchevêtrée, père violent. Le traumatisme est imbriqué dans une absence totale de sécurité affective. La priorité thérapeutique est la stabilisation interne via un travail avec les parties enfants blessées. Le DNMS sera nécessaire.
Ces cas montrent que le traumatisme identifié ne suffit pas à guider l’intervention. C’est le degré de stabilité fondamentale — enraciné dans l’histoire d’attachement — qui doit orienter le traitement.


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